Réponse directe : quand l’un des deux a suivi l’autre à l’étranger, le couple traverse souvent un déséquilibre silencieux : celui ou celle qui a mis sa carrière, ses amis et ses repères entre parenthèses porte un deuil que le conjoint ne voit pas toujours. Une thérapie de couple en visio, en français, permet de nommer ce déséquilibre et de renégocier le projet commun, où que vous viviez. Magalie Singh, thérapeute de couple et sexothérapeute, reçoit les couples expatriés et francophones depuis Paris 8e ou en visioconférence.

« C’est son projet, pas le mien. » Cette phrase, de nombreux conjoints expatriés ne la prononcent jamais à voix haute, mais elle les habite. Un poste à Singapour, une mutation à Montréal, un contrat à Dubaï ou à Genève : la décision a été prise à deux, souvent avec enthousiasme. Pourtant, quelques mois après l’arrivée, l’un des deux s’épanouit dans son travail pendant que l’autre cherche sa place. Cet article s’adresse à ces couples, et à ceux qui hésitent à franchir le pas de la consultation à distance.

Pourquoi le rôle de « conjoint suiveur » met tant de couples à l’épreuve

Le terme de conjoint suiveur (on parle aussi de conjoint accompagnant) désigne la personne qui quitte son emploi, son réseau et parfois sa langue de travail pour permettre à l’autre de saisir une opportunité professionnelle. Sur le papier, le choix est collectif. Dans la réalité, il crée une asymétrie : l’un dispose d’un cadre, de collègues, d’un statut ; l’autre doit tout reconstruire, souvent sans autorisation de travail immédiate, sans amis proches, sans routine.

Plusieurs mécanismes s’enchaînent. D’abord, la perte d’identité professionnelle : se présenter comme « la femme de » ou « le mari de » est un choc pour qui avait un métier et des ambitions. Ensuite, la dépendance matérielle et administrative, qui peut insidieusement transformer l’égalité du couple en relation où l’un « décide » et l’autre « s’adapte ». Enfin, l’isolement : loin de la famille et des amis, le conjoint devient l’unique source de soutien, et il n’a lui-même plus beaucoup d’énergie à donner après des journées de travail intenses.

Cette situation n’est le signe ni d’un mauvais choix ni d’un couple fragile. Elle est la conséquence logique d’un projet qui a demandé à l’un plus de renoncements qu’à l’autre. Les recherches sur la satisfaction conjugale, notamment celles de John Gottman, montrent que ce qui fragilise un couple n’est pas tant le désaccord que l’accumulation de ressentiments non exprimés. Or l’expatriation offre un terrain idéal à ces non-dits : on veut que « ça marche », on ne veut pas gâcher la chance de l’autre, alors on se tait.

Couple en séance de thérapie de couple en visioconférence depuis l'étranger
Une séance en visio permet de se retrouver à deux, quel que soit le pays où l’on vit.

Les signes qu’il est temps de consulter

Chaque couple expatrié connaît des hauts et des bas pendant les premiers mois : c’est une période d’adaptation normale. Il est utile de consulter lorsque certains signaux durent ou s’installent :

Si vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces points, vous n’avez pas à attendre une crise ouverte. Notre page dédiée à la thérapie de couple détaille les motifs de consultation les plus fréquents.

L’approche Ataméa auprès des couples expatriés

La méthode Ataméa est intégrative : elle combine l’écoute systémique du couple, des outils issus des thérapies cognitivo-comportementales (TCC), de la PNL et, lorsque c’est pertinent, de l’hypnose ericksonienne ou de l’EMDR pour travailler sur des vécus émotionnels plus anciens. Chaque couple est reçu dans sa singularité, et le cadre est toujours confidentiel.

Reconnaître les pertes de chacun

Le premier temps consiste à mettre à plat ce que chacun a gagné et perdu. Celui qui travaille a lui aussi quitté quelque chose, et porte parfois une culpabilité qu’il n’ose pas exprimer. Celui qui accompagne a besoin que son sacrifice soit reconnu, non pas comme une dette, mais comme un fait. Cet échange, mené avec méthode, désamorce beaucoup de reproches.

Renégocier le projet commun

Combien de temps restons-nous ? Qui peut travailler, se former, entreprendre ? Quelle place pour le retour en France ? Ces questions sont souvent évitées car elles font peur. En séance, on les aborde avec des règles de parole claires, pour que chacun puisse formuler un besoin sans que l’autre se sente accusé.

Reconstruire le lien et l’intimité

La fatigue, le décalage culturel et la distance avec les proches pèsent sur le désir. En tant que sexothérapeute, Magalie Singh aborde avec tact la dimension intime, toujours à un niveau clinique et sans contenu explicite. Nos articles sur le quotidien des couples expatriés prolongent cette réflexion.

Couple qui retrouve la communication après une séance de thérapie
Remettre des mots sur ce que chacun a laissé derrière lui.

Déroulé d’une thérapie de couple en visio, première séance de 1h30

La visioconférence est un cadre à part entière, pas un pis-aller. Elle permet de consulter depuis votre salon, avec votre conjoint, sans avoir à vous déplacer, ce qui est précieux lorsque l’on vit à l’étranger ou que l’on voyage beaucoup. Le détail pratique est décrit dans notre article thérapie de couple en visio : comment ça se passe.

Si vous êtes de passage en France, vous pouvez aussi être reçus au cabinet, 4 rue de Miromesnil, 75008 Paris (métro Miromesnil, lignes 9 et 13, ou Saint-Philippe-du-Roule).

Ce qui distingue Magalie Singh

Magalie Singh accompagne les couples et les personnes seules depuis plus de 15 ans. Formée comme psychopraticienne et sexologue (École GC, 2024), elle est aussi sexothérapeute et pratique l’hypnose ericksonienne, l’EMDR / REC-SO, les TCC et la PNL. Elle intervient régulièrement sur CNEWS pour parler des questions de couple et de sexualité. Cette double compétence, thérapeute de couple et sexothérapeute, lui permet de traiter ensemble la dynamique relationnelle et la dimension intime, sans les séparer artificiellement. Vous pouvez en savoir plus sur son parcours.

Son approche est factuelle et humaine : aucune promesse de résultat, mais un cadre sécurisant, des outils concrets et une écoute sans jugement, que vous ayez suivi votre conjoint ou que ce soit lui qui vous ait suivi.

Couple qui apprend à mieux communiquer
Apprendre à se parler autrement, même à des milliers de kilomètres du cabinet.

Questions fréquentes

Peut-on faire une thérapie de couple en visio si nous vivons dans des pays différents ?

Oui. Chacun peut se connecter depuis son lieu de vie. L’essentiel est d’être dans un endroit calme, avec une connexion correcte. Le travail porte alors aussi sur la façon de gérer la distance et les retrouvailles.

Les séances sont-elles en français uniquement ?

Les séances se déroulent en français, ce qui est un atout pour les francophones expatriés : exprimer ses émotions dans sa langue maternelle change la qualité de l’échange.

Notre problème est-il lié à l’expatriation ou plus ancien ?

Souvent les deux. L’expatriation agit comme un révélateur : elle met en lumière des fragilités déjà présentes. Une partie du travail consiste à faire la part des choses.

Mon conjoint hésite à venir. Que faire ?

Vous pouvez consulter seul(e) pour une première séance. Beaucoup de conjoints rejoignent ensuite le travail une fois rassurés sur le cadre.

Quel est le tarif ?

La première séance approfondie de 1h30 est à 300 €, seul(e) ou en couple, en visio ou au cabinet. Pour les autres questions pratiques, consultez la FAQ.

Y a-t-il des situations où la thérapie de couple ne suffit pas ?

En cas de violences ou de pensées suicidaires, une thérapie de couple n’est pas le bon cadre : rapprochez-vous de professionnels adaptés (3919 en France pour les violences conjugales, 3114 pour la prévention du suicide) ou d’un service d’urgence.

Vous souhaitez en parler avec Magalie Singh ? La première séance approfondie dure 1h30 (300 €), en visio ou au cabinet, Paris 8e. Téléphone : 07 68 29 54 45.

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Références bibliographiques

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