« Nous avons déjà essayé la thérapie de couple, et ça n’a rien changé. » Cette phrase, je l’entends presque chaque semaine dans mon cabinet. Elle est souvent prononcée avec une pointe de honte, parfois avec de la colère, presque toujours avec beaucoup de fatigue. Si vous êtes à Maisons-Laffitte ou dans les environs et que vous lisez ces lignes, c’est peut-être que vous vous reconnaissez : une première tentative, quelques séances, puis l’arrêt, et la désagréable conviction que « si cela n’a pas marché une fois, cela ne marchera jamais ». Je voudrais vous dire, avec toute la douceur et la rigueur dont je suis capable, que cette conclusion est rarement la bonne.
Une thérapie qui n’a pas abouti n’est pas la preuve que votre couple est condamné. C’est une information, précieuse, sur ce qui n’a pas fonctionné : le cadre, la méthode, le moment, le thérapeute, ou la manière dont chacun s’y est engagé. Dans cet article, je vous propose de comprendre pourquoi une première thérapie échoue, comment reconnaître les signes qu’une seconde chance a du sens, et comment je travaille, en tant que thérapeute de couple et sexothérapeute à Paris 8e et en visioconférence, avec les couples qui reviennent « après une déception ».

Pourquoi une première thérapie de couple peut échouer
Il faut d’abord déculpabiliser : l’échec d’une thérapie est rarement celui du couple. La recherche sur l’efficacité des psychothérapies, notamment les travaux de Bruce Wampold sur les « facteurs communs », montre que ce qui prédit le mieux le résultat n’est pas tant l’étiquette de la méthode que la qualité de la relation entre le thérapeute et les personnes qu’il accompagne. Autrement dit, une thérapie peut échouer parce que l’alliance thérapeutique ne s’est jamais vraiment installée, et non parce que vous êtes « trop abîmés ».
Voici les raisons que je rencontre le plus souvent chez les couples qui ont déjà consulté :
- Un thérapeute qui a pris parti, ouvertement ou non. L’un des deux a eu l’impression d’être jugé, l’autre d’avoir gagné. Dans les deux cas, personne n’est reparti plus lucide.
- Des séances qui tournent à la scène de ménage : chacun répète ses griefs, le thérapeute fait « arbitre », et l’on ressort avec la même tension qu’en entrant, voire davantage.
- Un manque d’outils concrets : on a beaucoup parlé, on a compris des choses, mais rien n’a changé le mardi soir, quand la dispute reprend.
- Un rythme inadapté : des séances trop espacées pour créer une dynamique, ou au contraire un suivi trop long, sans objectifs clairs.
- Un sujet évité : la sexualité, un secret, une infidélité ancienne, un deuil, une blessure familiale. Quand le vrai nœud n’est pas abordé, la thérapie tourne autour sans jamais l’atteindre.
- Un engagement inégal : l’un est venu « pour faire plaisir », l’autre pour « obtenir réparation ». La thérapie ne peut pas être le tribunal d’une cause déjà entendue.
À cette liste s’ajoute un facteur que l’on sous-estime : le moment. On consulte souvent trop tard, quand l’un des deux a déjà « fait ses valises dans sa tête ». Une thérapie entamée dans cet état d’esprit sert parfois, sans que l’on s’en rende compte, à constater la fin plutôt qu’à la prévenir.
Les signes qu’il est temps de retenter, autrement
Comment savoir si une seconde tentative a des chances de porter ses fruits ? Il n’existe pas de test infaillible, mais certains signaux sont encourageants. Si plusieurs d’entre eux vous parlent, une nouvelle thérapie peut valoir la peine :
- Vous vous souvenez de moments, même brefs, où quelque chose a bougé : une conversation plus douce, un silence qui n’était pas hostile.
- Aucun de vous deux n’a vraiment claqué la porte : vous êtes encore là, et c’est une donnée.
- Vous identifiez ce qui vous a manqué la première fois (plus de cadre, plus de concret, plus de sécurité, un thérapeute plus impliqué).
- Vous êtes d’accord, au moins sur un point : ne plus continuer comme avant.
- Un sujet important, comme l’intimité ou la confiance, n’a jamais été abordé frontalement.
À l’inverse, si une situation de violence, d’emprise ou de danger est présente dans votre relation, la priorité n’est pas la thérapie de couple mais votre sécurité. Dans ce cas, je vous encourage à vous tourner vers des professionnels spécialisés, comme le 3919, ligne nationale d’écoute pour les violences faites aux femmes, et à en parler à des personnes de confiance.

L’approche Ataméa : une thérapie qui ne répète pas ce qui n’a pas marché
Chez Ataméa, mon principe est simple : je ne rejoue jamais la même partition. Dès le premier rendez-vous, je vous demande de me raconter votre précédente expérience. Qu’avez-vous aimé ? Qu’est-ce qui vous a heurtés ? Qu’attendiez-vous qui n’est pas venu ? Ce « bilan de la première thérapie » est un temps clinique à part entière : il m’indique ce dont vous avez besoin pour vous sentir en sécurité.
Un cadre clair, une neutralité active
Je suis neutre sans être passive. Je ne prends pas parti, mais je n’assiste pas non plus à une escalade sans intervenir. Quand une conversation dérape, je la ralentis, je reformule, je protège chacun de la violence de l’autre. Vous apprenez ainsi, séance après séance, ce qu’est une dispute qui ne détruit pas.
Des outils que vous emportez chez vous
Une séance ne sert que si elle se prolonge entre deux rendez-vous. Je vous propose donc des exercices courts, adaptés à votre quotidien : un temps d’échange structuré de quelques minutes, une technique d’apaisement quand la tension monte, des « petits gestes » d’attention qui reconstruisent la tendresse. Rien de théorique : ce qui ne s’applique pas dans votre salon n’a pas sa place en séance.
Aborder ce qui est resté dans l’ombre
Parce que je suis aussi sexothérapeute, je peux accueillir sans gêne la dimension intime, souvent absente des premières thérapies : désir qui s’éteint, sexualité devenue source de reproches, distance corporelle. Beaucoup de couples n’osent pas en parler à un thérapeute qui ne le propose pas. Ici, c’est un sujet comme un autre, traité avec tact, de manière clinique, sans jamais forcer. Vous pouvez en savoir plus sur la thérapie de couple à Paris et sur la manière dont j’articule les deux approches.
Des objectifs et des points d’étape
Nous définissons ensemble ce que « aller mieux » veut dire pour vous, puis nous faisons régulièrement le point. Si, au bout de quelques séances, la méthode ne vous convient pas, je préfère qu’on le dise plutôt que de laisser s’installer l’enlisement. Une thérapie utile est une thérapie évaluée.
Le déroulé : au cabinet Paris 8e ou en visio depuis Maisons-Laffitte
Mon cabinet se situe au 4 rue de Miromesnil, 75008 Paris, à deux pas des Champs-Élysées. Depuis Maisons-Laffitte, le trajet en train vers Saint-Lazare, puis quelques minutes de métro, reste raisonnable. Beaucoup de couples des Yvelines apprécient de pouvoir s’y rendre après le travail ou le samedi, pour faire de la séance un moment à part.
Si votre emploi du temps est chargé, ou si l’un de vous voyage souvent, la téléconsultation est une vraie alternative. Chaque conjoint peut se connecter de son côté, ou vous pouvez partager le même écran depuis votre salon. Les séances en visio, dont je parle aussi dans cet article sur la thérapie de couple en solo, ont la même rigueur que celles du cabinet. Elles présentent même un avantage : vous travaillez dans votre environnement réel, là où se jouent vos conflits.
Le parcours se déroule généralement ainsi :
- Première séance (environ 1h30) : vous racontez votre histoire, votre première thérapie, ce que vous attendez. Nous posons le cadre.
- Séances suivantes : un travail sur la communication, les déclencheurs de conflit, puis sur les blessures plus profondes si elles se présentent.
- Points d’étape : tous les quelques rendez-vous, nous regardons ce qui a bougé et ce qu’il reste à faire.
- Clôture : lorsque vous vous sentez autonomes, nous espaçons puis nous concluons, sans dépendance.

Une chose importante : si l’un de vous hésite, ou si votre conjoint refuse d’entendre parler de thérapie, lisez aussi mon article sur le conjoint qui refuse la thérapie de couple. Il est parfois possible de commencer seul, et cela change souvent la dynamique.
Ce qui distingue Magalie Singh
Je suis à la fois thérapeute de couple et sexothérapeute, installée à Paris 8e. Cette double compétence est rare, et elle compte pour les couples dont les difficultés relationnelles et intimes s’entremêlent. Mes interventions dans les médias, notamment sur CNEWS, m’ont permis de parler de sujets longtemps tabous avec des mots simples, sans jargon et sans jugement. Ce que mes patients retiennent le plus, c’est cela : un espace où l’on peut tout dire, y compris que la première thérapie a été décevante.
Je ne promets pas de miracle, et je ne prends jamais le parti de l’un contre l’autre. Je m’engage en revanche sur trois choses : un cadre sécurisant, des outils concrets et une honnêteté totale sur ce que je vois. Si je pense que la séparation est la meilleure issue, je vous aiderai à la vivre dignement, sans vous maintenir dans une thérapie sans horizon.
Questions fréquentes
Combien de séances faut-il pour voir un changement ?
Beaucoup de couples ressentent un premier apaisement en quatre à six séances, parce qu’ils disposent enfin d’outils pour désamorcer les conflits. Un travail plus profond demande généralement plus de temps. Nous ajustons en fonction de vos objectifs.
Faut-il le dire à mon ancien thérapeute ?
Rien ne vous y oblige, et vous n’avez pas à vous justifier. Je vous invite simplement à me dire ce qui vous a manqué, sans critiquer personne : l’idée n’est pas de juger un confrère, mais de comprendre vos besoins.
Et si mon conjoint n’y croit plus ?
C’est très fréquent après un premier échec. On peut proposer une séance d’essai sans engagement : une seule rencontre, pour voir si le cadre change quelque chose. Beaucoup de personnes sceptiques sont surprises de se sentir enfin entendues.
La visioconférence est-elle aussi efficace que le cabinet ?
Les études sur la téléconsultation psychologique montrent des résultats comparables à ceux des séances en présentiel pour de nombreuses situations, à condition de disposer d’une connexion stable et d’un lieu calme. Pour certains couples, c’est même plus simple de se confier chez eux.
Et si la thérapie ne suffit pas ?
Alors nous en parlerons honnêtement. Une thérapie réussie n’est pas forcément une thérapie qui sauve le couple : c’est aussi celle qui permet de choisir en conscience, de rester ou de partir, sans se déchirer.
Une première tentative n’est pas une sentence.
Offrez-vous une seconde chance, avec un cadre pensé pour vous. Au cabinet Paris 8e ou en visioconférence depuis Maisons-Laffitte, parlons de ce qui n’a pas fonctionné et de ce qui peut encore changer.
Références bibliographiques
- American Psychological Association, Marriage and relationships, ressources sur la santé des relations de couple.
- Wampold, B. E., The Great Psychotherapy Debate: Models, Methods, and Findings, Lawrence Erlbaum, 2001.
- Bordin, E. S., « The generalizability of the psychoanalytic concept of the working alliance », Psychotherapy: Theory, Research & Practice, 1979.
- Gottman, J. et Silver, N., Les couples heureux : ce qu’ils ont compris que les autres ignorent.
