Vous êtes sur le canapé, l’un contre l’autre, et pourtant chacun regarde un autre monde. Un ancien camarade qui « like » un peu trop souvent, un couple d’amis qui affiche une escapade parfaite à Rome, une story visionnée à 23 h 47 alors qu’il avait dit qu’il dormait. Les réseaux sociaux n’ont pas inventé la jalousie, la comparaison ou le doute. Mais ils leur ont donné un flux continu, disponible à toute heure, dans la poche. Au cabinet Ataméa, à Paris 8e, de plus en plus de couples arrivent avec une phrase qui revient presque mot pour mot : « On se dispute à cause d’Instagram, mais on sait bien que ce n’est pas vraiment ça le problème. » Ils ont raison. Et c’est précisément là que la thérapie de couple devient utile.

Couple qui se reconnecte en parlant sans écran, thérapie de couple Paris
Reposer le téléphone, se regarder : le premier geste que beaucoup de couples ont oublié

Pourquoi les réseaux sociaux fragilisent tant de couples

Le numérique est devenu un territoire de la vie affective à part entière. L’enquête Contexte des sexualités en France 2023 (Inserm, ANRS) montre que 33 % des femmes et 46,6 % des hommes ont déjà eu une expérience sexuelle ou affective en ligne avec une autre personne, et que près de 18 % des femmes et 24 % des hommes ont rencontré un partenaire via une application. Ces chiffres ne disent pas que les réseaux détruisent les couples. Ils disent que la frontière entre « dedans » et « dehors » du couple ne passe plus par la porte de l’appartement, mais par l’écran.

Trois mécanismes reviennent en consultation. Le premier est la comparaison sociale : les fils d’actualité exposent des couples mis en scène, filtrés, sans dispute ni fatigue. Se comparer à ces vitrines produit un sentiment diffus de « on n’est pas à la hauteur », qui se transforme vite en reproches (« toi, tu ne m’emmènes jamais nulle part »). Le deuxième est la surveillance : voir qui aime les photos de l’autre, vérifier l’heure de sa dernière connexion, lire ses échanges. Ce contrôle apaise l’angoisse une minute et l’alimente pendant des heures. Le troisième est la micro-infidélité numérique : un message ambigu, un compliment sous une photo, un ancien flirt suivi en cachette. Rien de « grave » pris isolément, mais une accumulation de petites zones grises qui finissent par entamer la confiance.

Ce que ces trois mécanismes ont en commun, c’est qu’ils déplacent l’attention hors du couple. Le partenaire se retrouve en concurrence avec des centaines de profils, des sollicitations permanentes, une dopamine facile. Quand l’intimité réelle demande un effort et que la validation virtuelle est gratuite, le déséquilibre s’installe presque sans que personne ne l’ait décidé.

Les signes qu’il est temps de consulter

Beaucoup de couples minimisent : « c’est juste le téléphone ». Pourtant certains signaux indiquent que le sujet dépasse la simple question d’hygiène numérique et touche au lien lui-même.

Les disputes reviennent en boucle sur le même déclencheur. Un like, un abonnement, une story. Vous avez « réglé » le problème dix fois, et il revient. C’est le signe que le vrai sujet n’est pas la notification, mais ce qu’elle réveille : un sentiment de ne pas être choisi, une peur d’être remplacé, une blessure plus ancienne.

L’un des deux vérifie, l’autre cache. Le cycle contrôle/dissimulation est l’un des plus toxiques que nous rencontrons au cabinet. Plus l’un fouille, plus l’autre verrouille ; plus l’autre verrouille, plus l’un fouille. Chacun a l’impression d’être victime de l’autre, et la jalousie devient le troisième membre du couple.

Vous vous sentez seul en présence de l’autre. Les soirées côte à côte, chacun sur son écran, sans échange, sans regard. Ce phénomène de « présence absente », que nous avons déjà abordé dans notre article sur le phubbing dans le couple, est l’un des grands facteurs de distance émotionnelle aujourd’hui.

Votre couple a une version publique qui ne ressemble plus à la version privée. Vous postez des photos heureuses alors que vous ne vous parlez plus depuis trois jours. Cet écart entre l’image et le vécu est épuisant, et il empêche souvent de demander de l’aide, parce qu’il faudrait d’abord admettre que la façade ne tient pas.

Le désir s’est éteint. Le scrolling tardif au lit, la fatigue attentionnelle, la sensation de ne plus être regardé : tout cela pèse directement sur la sexualité. Quand l’un se sent « moins intéressant qu’un écran », l’envie de se rapprocher physiquement disparaît. C’est un point où la double compétence sexothérapie et thérapie de couple est particulièrement précieuse.

Écoute active et empathie en séance de thérapie de couple à Paris 8e
En séance, on ne juge pas l’usage du téléphone : on comprend ce qu’il vient combler

L’approche Ataméa : comprendre ce que l’écran vient combler

Interdire les réseaux ne fonctionne pas. Les couples qui ont tenté le « pacte de désinstallation » reviennent souvent avec la même tension, déplacée ailleurs. Au cabinet Ataméa, nous partons d’une autre question : qu’est-ce que chacun va chercher là-bas qu’il ne trouve plus ici ? De la reconnaissance, du jeu, une échappatoire au conflit, une sensation d’exister en dehors du rôle de parent ou de conjoint. Quand la réponse apparaît, le comportement change de sens, et le partenaire cesse de le vivre comme une trahison pour le comprendre comme un symptôme.

Nommer le cycle plutôt que chercher un coupable

La première étape consiste à cartographier ensemble la boucle relationnelle. Par exemple : elle se sent délaissée, elle vérifie son téléphone, il se sent surveillé, il se replie et passe encore plus de temps en ligne, elle se sent encore plus délaissée. Voir cette boucle dessinée sur une feuille, en séance, produit souvent un soulagement immédiat : « ce n’est pas moi contre toi, c’est nous contre ce cercle ».

Travailler les blessures que la notification réveille

Un like n’a pas le même poids pour quelqu’un qui a déjà été trompé, ou qui a grandi avec un parent absent. La thérapie de couple permet de relier la réaction disproportionnée d’aujourd’hui à son origine, sans excuser mais en comprenant. Le partenaire qui entend enfin « quand je vois ça, j’ai huit ans et j’attends mon père » ne réagit plus de la même manière que face à « tu es parano ».

Rebâtir des accords explicites

Beaucoup de couples n’ont jamais discuté de ce qui est acceptable ou non en ligne. Suivre un ex ? Répondre à un message privé d’un inconnu ? Poster une photo de l’autre sans lui demander ? Chacun a des règles implicites, différentes, et découvre celles de l’autre au moment de la transgression. Nous aidons à formuler des accords clairs, négociés, révisables, qui remplacent le soupçon par une confiance fondée sur du concret. Ce travail rejoint ce que nous décrivons dans notre page dédiée à la thérapie de couple à Paris.

Restaurer l’attention et le désir

Enfin, nous travaillons sur ce qui a été perdu : la qualité de présence. Des exercices simples, hors écran, pour réapprendre à se regarder, à se toucher, à s’ennuyer ensemble sans combler le vide par un scroll. Quand la sexualité s’est éteinte dans ce contexte, la dimension sexothérapeutique du travail permet de la réanimer sans pression de performance, en repartant de la sensorialité et du jeu.

Comment se déroule la thérapie, au cabinet ou en visio

Les séances ont lieu au cabinet Ataméa, 4 rue de Berri, Paris 8e, à deux pas des Champs-Élysées et du métro George V, ou en visioconférence pour les couples qui vivent en banlieue ouest, à Neuilly, Boulogne ou Versailles, ou dont les agendas rendent le déplacement compliqué. La première séance dure une heure et sert à poser le cadre : ce qui vous amène, ce que chacun attend, et un premier repérage de la boucle qui vous piège.

Les séances suivantes alternent entre travail à deux et, si nécessaire, temps individuels, notamment lorsque l’un des partenaires porte une blessure d’infidélité ou une jalousie ancienne qui mérite d’être traitée en profondeur. Le rythme est généralement d’une séance toutes les deux à trois semaines, pour laisser le temps aux nouveaux accords d’être testés dans la vraie vie. Un accompagnement typique sur cette problématique dure entre six et douze séances, selon l’ancienneté de la tension et la présence ou non d’une rupture de confiance à réparer.

Thérapie de couple en visioconférence depuis Paris ou l'Île-de-France
La visio permet de consulter ensemble même quand l’un est en déplacement

Ce qui distingue l’accompagnement de Magalie Singh

Magalie Singh est à la fois sexothérapeute et thérapeute de couple, ce qui est rare et particulièrement pertinent sur ce sujet : les réseaux sociaux touchent simultanément le lien affectif (confiance, jalousie, attention) et le lien érotique (désir, comparaison des corps, fantasmes nourris en ligne). Traiter l’un sans l’autre laisse la moitié du problème intacte. Régulièrement invitée sur CNEWS pour décrypter les évolutions de la vie amoureuse contemporaine, elle reçoit à Paris 8e des couples de tous âges, de tous parcours, mariés ou non, hétérosexuels ou LGBTQIA+, dans un cadre confidentiel et sans jugement. Son approche est directe et concrète : on ne passe pas des mois à analyser, on identifie le cycle, on le nomme, on le change.

Questions fréquentes

Regarder les réseaux de mon partenaire, est-ce de la surveillance ou de la prudence ?

La question à se poser est : est-ce que cela m’apaise durablement, ou est-ce que je recommence dès le lendemain ? Si vérifier devient un besoin, c’est que l’angoisse sous-jacente n’est pas traitée. C’est ce sujet-là, pas le téléphone, que nous travaillons en séance.

Un like ou un message privé, est-ce une infidélité ?

Il n’existe pas de réponse universelle : cela dépend des accords, souvent implicites, de votre couple. La thérapie sert justement à les rendre explicites, pour que chacun sache où se situe la limite de l’autre, avant de la franchir sans le vouloir.

Faut-il partager ses mots de passe pour se faire confiance ?

La transparence forcée n’a jamais produit de confiance, seulement du contrôle. La confiance se reconstruit par des comportements cohérents dans le temps, pas par l’accès aux comptes. Nous aidons les couples à sortir de cette logique de preuve.

Mon partenaire refuse de venir, que faire ?

Il est possible de commencer seul. Changer sa propre position dans le cycle modifie déjà la dynamique, et il n’est pas rare que le partenaire rejoigne les séances une fois qu’il constate que le climat change.

Combien de séances sont nécessaires ?

Comptez en général entre six et douze séances. Si une infidélité numérique avérée doit être réparée, l’accompagnement peut être plus long, car la reconstruction de la confiance demande du temps.

Votre couple mérite mieux qu’une dispute par notification

Thérapie de couple et sexothérapie à Paris 8e ou en visio. Première séance d’une heure pour poser un diagnostic clair.

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Références bibliographiques

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