La ménopause est souvent réduite à une affaire de bouffées de chaleur et de bilans hormonaux. On parle rarement de ce qu’elle fait à la vie intime et au désir. Pourtant, beaucoup de femmes traversent, entre 45 et 55 ans, un véritable bouleversement de leur sexualité : sécheresse, baisse d’envie, rapports devenus inconfortables, sentiment de ne plus se reconnaître dans son propre corps. Et autour d’elles, des partenaires souvent désemparés, qui n’osent pas en parler. La bonne nouvelle : la ménopause n’est pas la fin d’une sexualité épanouie. C’est une transition qui, bien accompagnée, peut même devenir l’occasion de réinventer le plaisir. C’est tout l’objet d’une sexothérapie à Paris auprès de Magalie Singh.

Pourquoi la ménopause bouleverse autant la sexualité
La chute des œstrogènes a des effets physiologiques bien réels. La muqueuse vaginale s’amincit et se lubrifie moins spontanément, ce qui peut rendre les rapports désagréables, voire douloureux. À cela s’ajoute parfois une baisse de la libido liée à la modification des taux de testostérone, une fatigue accrue, des troubles du sommeil et une humeur plus fluctuante. Le corps change, et avec lui le rapport au désir.
Mais réduire la sexualité ménopausique à la seule biologie serait une erreur. Ce qui pèse le plus lourd, c’est souvent la dimension psychique et relationnelle. Beaucoup de femmes intègrent l’idée culturelle, profondément ancrée, qu’une femme ménopausée ne serait plus désirable. Cette croyance agit comme une prophétie : on se met en retrait, on évite l’intimité, on anticipe l’échec. Le partenaire, de son côté, interprète parfois ce retrait comme un rejet personnel, et le malentendu s’installe. La sexualité se grippe alors moins à cause des hormones qu’à cause du silence et des peurs non dites.
Il faut aussi rappeler une donnée encourageante : la satisfaction sexuelle ne s’effondre pas mécaniquement avec l’âge. Les grandes enquêtes françaises sur la sexualité montrent que de nombreuses personnes restent sexuellement actives et satisfaites bien au-delà de la cinquantaine. La ménopause modifie les conditions du plaisir ; elle ne le supprime pas.
Les signes qu’il est temps de consulter
Comment savoir si une consultation peut aider ? Certains signaux méritent qu’on s’y arrête plutôt que de les subir en silence :
- Les rapports sont devenus douloureux ou inconfortables et vous commencez à les éviter.
- Le désir a nettement diminué et cette baisse vous préoccupe ou crée des tensions dans le couple.
- Vous ressentez une perte de confiance, un sentiment de ne plus être « à la hauteur » ou désirable.
- La communication avec votre partenaire autour de l’intimité s’est bloquée.
- Vous traversez cette période seule et aimeriez en parler dans un cadre confidentiel et bienveillant.
Aucun de ces signes n’est une fatalité. Chacun est, au contraire, un point d’entrée possible vers un accompagnement qui redonne du jeu là où tout semblait figé. Si vous souhaitez explorer plus largement la question du désir au fil de la vie, l’article sur la sexualité après 50 ans prolonge utilement cette réflexion.

L’approche d’Ataméa : une sexothérapie incarnée et sans tabou
La sexothérapie n’a rien d’un examen médical ni d’une leçon de technique. C’est un espace de parole où l’on remet du sens sur ce qui se joue dans le corps et dans la relation. Au cabinet Ataméa, l’approche est résolument incarnée : on accueille la femme dans la globalité de son histoire, de ses représentations et de son couple, sans jugement et sans contenu cru déplacé.
Le travail s’articule autour de plusieurs axes. D’abord, déculpabiliser et nommer : comprendre que ce que l’on vit est fréquent, documenté, et qu’il existe des leviers concrets. Ensuite, réhabiliter le corps : sortir de la logique de performance, réapprendre à se toucher, à recevoir du plaisir autrement, à élargir la définition de la sexualité au-delà de la seule pénétration. Enfin, remettre le couple en mouvement : restaurer une communication où le désir, les craintes et les envies peuvent à nouveau se dire. Quand la difficulté est aussi conjugale, le passage par une thérapie de couple peut compléter idéalement le suivi sexologique.
Cette approche reconnaît aussi que la ménopause peut être une libération : plus de contraception, plus de crainte de grossesse, des enfants souvent plus autonomes, davantage de temps pour soi. Beaucoup de femmes redécouvrent, à cette période, une sexualité plus choisie et plus consciente.
Comment se déroule l’accompagnement
La première séance est un temps d’écoute et de mise en confiance. On clarifie ensemble votre histoire, vos attentes et ce que vous traversez, sans aucune obligation d’entrer dans des détails que vous ne souhaitez pas aborder. Les séances suivantes alternent compréhension, mises en perspective et, lorsque c’est pertinent, des pistes concrètes à expérimenter chez soi, à son rythme.
L’accompagnement se déroule au cabinet parisien du 8e arrondissement, au 4 rue de Berri, dans un cadre discret et chaleureux, ou en visioconférence pour celles qui préfèrent la souplesse ou résident en dehors de Paris. La visio offre un confort réel : on parle de son intimité depuis chez soi, dans un environnement familier, ce qui facilite souvent la libération de la parole.

Ce qui distingue Magalie Singh
Magalie Singh est à la fois sexothérapeute et thérapeute de couple, une double compétence précieuse pour la ménopause, où l’intime et le conjugal sont étroitement liés. Régulièrement sollicitée par les médias, notamment sur CNEWS, elle aborde la sexualité avec une parole claire, déculpabilisante et profondément humaine. Au cabinet du 8e arrondissement comme en visio, elle propose un accompagnement sur mesure, attentif à la singularité de chaque femme et de chaque couple, loin des recettes toutes faites.
Questions fréquentes
La baisse de désir à la ménopause est-elle définitive ?
Non. Le désir évolue mais ne disparaît pas. En agissant sur les causes physiques (avec un suivi médical adapté) et sur les dimensions psychiques et relationnelles, il est tout à fait possible de retrouver une vie intime satisfaisante.
Dois-je venir seule ou avec mon partenaire ?
Les deux sont possibles. Beaucoup de femmes commencent seules, puis invitent leur partenaire lorsqu’elles le souhaitent. L’essentiel est que vous vous sentiez à l’aise avec le cadre choisi.
La sexothérapie remplace-t-elle le médecin ou le gynécologue ?
Non, elle est complémentaire. Pour la sécheresse ou les douleurs, un avis médical reste indispensable. La sexothérapie agit sur tout ce que le traitement médical ne couvre pas : le vécu, le désir, la relation.
Combien de séances faut-il prévoir ?
Cela dépend de chaque situation. Certaines femmes ressentent un mieux en quelques séances, d’autres souhaitent un suivi plus long. Le rythme se définit ensemble, sans engagement imposé.
Est-ce gênant de parler de sexualité avec une thérapeute ?
C’est une appréhension normale. Le rôle de la thérapeute est précisément de créer un climat où la parole devient simple et sécurisante. Très vite, la gêne s’estompe.
Les idées reçues à déconstruire
Une grande partie du travail consiste à démonter des croyances limitantes que la culture et les non-dits ont installées. Première idée reçue : « passé la ménopause, le désir s’éteint ». Faux. Le désir se transforme, il devient parfois moins spontané et plus dépendant du contexte, de la tendresse et de la sécurité affective, mais il reste pleinement accessible. Deuxième idée reçue : « une sexualité normale, c’est avant tout la pénétration ». Cette vision réductrice met une pression inutile ; or l’intimité se nourrit de mille gestes, de sensualité, de jeux, de complicité. Élargir sa définition du plaisir, c’est souvent le retrouver.
Troisième croyance tenace : « si le désir baisse, c’est que je n’aime plus mon ou ma partenaire ». Là encore, la réalité est plus nuancée : le désir et l’amour ne suivent pas toujours le même rythme. On peut aimer profondément et traverser une phase de moindre envie. Comprendre cette distinction soulage énormément les couples et désamorce un grand nombre de malentendus douloureux. Enfin, beaucoup pensent qu’il est « trop tard » pour consulter. Il n’est jamais trop tard : des femmes entament une sexothérapie à 55, 60 ou 65 ans et redécouvrent une intimité qu’elles croyaient perdue.
Le rôle clé du partenaire et du couple
La ménopause ne concerne jamais une seule personne : elle redessine l’équilibre du couple. Le partenaire vit lui aussi cette période, souvent dans l’incompréhension ou la maladresse. Certains n’osent plus initier de peur de « mal faire » ou de faire mal ; d’autres se sentent rejetés et finissent par se mettre eux-mêmes en retrait. S’installe alors un cercle où chacun attend que l’autre fasse le premier pas, et où le silence creuse la distance.
Réintroduire la parole est donc déterminant. Pouvoir dire « j’ai besoin de plus de douceur », « certains gestes me font mal en ce moment », « j’ai envie de toi mais autrement » change tout. La sexothérapie offre un cadre pour que ces phrases, souvent impossibles à prononcer seuls, trouvent enfin leur place. Lorsque la dynamique conjugale est au cœur de la difficulté, articuler la sexothérapie avec une thérapie de couple permet d’agir sur les deux plans en même temps. Pour les femmes qui souhaitent d’abord travailler leur propre rapport au plaisir, l’accompagnement individuel décrit dans l’article sur la sexothérapie féminine à Paris constitue un point de départ pertinent.
La ménopause n’est pas la fin de votre vie intime. C’est peut-être le début d’une sexualité plus libre.
Échangeons dans un cadre confidentiel, au cabinet du Paris 8e ou en visioconférence.
Références bibliographiques
- Inserm, Santé publique France — Contexte des sexualités en France (CSF 2023), santé sexuelle.
- American Psychological Association — Healthy relationships.
- Bajos N., Bozon M. (dir.), Enquête sur la sexualité en France, La Découverte.
- Colson M.-H., Sexualité et ménopause, revue de sexologie clinique.
- HAS, Recommandations sur la prise en charge de la ménopause.
