Vouloir un enfant et ne pas y parvenir est l’une des épreuves les plus silencieuses que peut traverser un couple. Les rendez-vous médicaux s’enchaînent, les cycles deviennent un calendrier d’espoirs et de déceptions, et la sexualité, autrefois spontanée, se transforme parfois en obligation chronométrée. Le parcours d’infertilité et de PMA (procréation médicalement assistée) éprouve les corps, mais surtout le lien du couple. À Paris, Magalie Singh accompagne les couples confrontés à ce chemin pour qu’ils le traversent sans se perdre l’un l’autre. La médecine s’occupe de la fertilité ; la thérapie de couple, elle, prend soin de votre relation.

Séance de thérapie de couple à Paris pendant un parcours PMA
Un espace pour préserver le couple pendant le parcours médical.

Pourquoi l’infertilité éprouve autant le couple

L’attente d’un enfant qui ne vient pas installe une tension permanente. Chaque mois ramène le même cycle émotionnel : l’espoir, l’attente, puis souvent la déception. Cette répétition use, parce qu’elle laisse peu de répit et qu’elle s’étale parfois sur des années. Le couple vit en suspens, organisant sa vie autour des examens, des traitements et des fenêtres de fécondité.

À cette épreuve temporelle s’ajoute une charge émotionnelle rarement reconnue par l’entourage. La douleur de l’infertilité est une douleur invisible : il n’y a pas de deuil identifiable, pas de rituel, mais un manque qui se renouvelle. S’y mêlent fréquemment la culpabilité (« est-ce de ma faute ? »), la honte, la jalousie face aux grossesses des autres, et un sentiment d’injustice. Hommes et femmes ne réagissent pas toujours de la même manière : l’une peut avoir besoin d’en parler sans cesse, l’autre de se taire pour tenir. Ces décalages, parfaitement normaux, deviennent une source d’incompréhension lorsqu’ils ne sont pas mis en mots.

Enfin, la sexualité est souvent la première victime. Quand faire l’amour devient une prescription médicale orientée vers un objectif, le désir s’efface au profit de la performance. Le plaisir cède la place à la pression, et l’intimité se vide peu à peu de sa spontanéité. Réparer cela fait pleinement partie de l’accompagnement.

Les signes qu’il est temps de consulter

Consulter n’est pas un aveu d’échec, c’est une manière de protéger son couple. Certains signaux invitent à franchir le pas :

Chacun de ces signes peut être travaillé. Le but n’est pas de « réparer » l’un ou l’autre, mais de remettre du dialogue et de la coopération là où l’épreuve a creusé des écarts.

Écoute bienveillante en thérapie de couple à Paris
Restaurer une parole où chacun peut dire sa peur et son espoir.

L’approche d’Ataméa : prendre soin du « nous »

L’accompagnement proposé au cabinet Ataméa part d’un principe simple : pendant un parcours PMA, le couple a besoin d’un espace qui soit à lui seul, distinct du parcours médical. Un lieu où l’on ne parle pas de protocoles ni de résultats, mais de ce que l’on ressent, de ce que l’on craint, de ce que l’on espère encore.

Le travail s’organise autour de plusieurs leviers. D’abord, légitimer les émotions de chacun, y compris les plus inavouables, pour sortir de la culpabilité. Ensuite, réconcilier les rythmes : comprendre que l’on peut vivre la même épreuve de manières différentes sans que cela signifie un manque d’amour. Puis, préserver l’intimité en redonnant à la sexualité une place de plaisir et de lien, et non plus seulement de moyen. Enfin, prendre les décisions ensemble, qu’il s’agisse de poursuivre, de s’accorder une pause ou d’explorer d’autres chemins vers la parentalité.

Cette approche s’inscrit dans le cadre plus large de la thérapie de couple à Paris. Elle rejoint aussi les enjeux abordés dans l’article sur le désir d’enfant divergent, lorsque les conjoints ne sont pas au même point face à la parentalité.

Comment se déroule l’accompagnement

La première séance est un temps de rencontre : on pose ensemble votre histoire, votre parcours médical et ce que vous traversez émotionnellement, sans jugement. Les séances suivantes deviennent un rendez-vous régulier où chacun peut déposer ce qui pèse et retrouver l’autre. La thérapeute veille à ce que les deux voix aient leur place, y compris celle du partenaire qui parle moins.

Les séances ont lieu au cabinet du 8e arrondissement, au 4 rue de Berri, dans un cadre confidentiel et apaisant, ou en visioconférence. La visio est particulièrement adaptée à ce contexte : entre deux rendez-vous médicaux souvent chronophages, pouvoir consulter depuis chez soi évite une fatigue supplémentaire et garantit une vraie régularité du suivi.

Couple qui se reconnecte pendant un parcours d'infertilité
Au cabinet Paris 8e ou en visio, à votre rythme.

Ce qui distingue Magalie Singh

Magalie Singh est à la fois thérapeute de couple et sexothérapeute, une double compétence essentielle dans le contexte de l’infertilité, où la souffrance du couple et celle de la sexualité sont intimement liées. Régulièrement sollicitée par les médias, notamment sur CNEWS, elle propose une écoute humaine et incarnée, loin des approches désincarnées. Au cabinet du Paris 8e comme en visioconférence, elle offre un accompagnement sur mesure, respectueux du tempo et des choix de chaque couple, sans jamais orienter les décisions intimes qui n’appartiennent qu’à vous.

Questions fréquentes

La thérapie de couple peut-elle augmenter nos chances de concevoir ?

Ce n’est pas son objectif et aucune thérapie ne peut le promettre. En revanche, en réduisant le stress et en restaurant le lien, elle améliore nettement la manière dont vous traversez le parcours, ce qui compte énormément pour votre équilibre.

Faut-il venir à deux ?

L’idéal est de venir en couple, car c’est le « nous » que l’on accompagne. Mais une démarche peut aussi commencer seul(e), puis s’ouvrir au partenaire ensuite.

Quand consulter : pendant ou après le parcours ?

Les deux sont utiles. Pendant, pour tenir ensemble et préserver l’intimité ; après, pour digérer ce qui a été vécu, qu’il y ait eu réussite, échec ou réorientation.

Et si nous n’avons pas le même avis sur la suite ?

C’est l’une des situations les plus fréquentes et les plus douloureuses. La thérapie offre justement un cadre pour exprimer ces désaccords sans rupture et chercher une voie respectueuse de chacun.

La sexualité peut-elle redevenir normale après tout cela ?

Oui. Avec du temps et un accompagnement adapté, il est possible de sortir de la logique de performance et de retrouver une intimité de plaisir et de complicité.

Soutenir l’autre sans s’oublier soi-même

Dans un parcours d’infertilité, chacun veut souvent protéger l’autre. On masque sa propre tristesse pour ne pas alourdir le fardeau, on serre les dents, on fait « bonne figure ». Cette intention louable a un effet pervers : à force de se protéger mutuellement, les conjoints finissent par ne plus rien partager d’authentique. Chacun souffre dans son coin, persuadé d’épargner l’autre, et la solitude à deux s’installe.

Apprendre à soutenir son partenaire suppose donc, paradoxalement, d’oser montrer sa propre vulnérabilité. Ce n’est pas la force feinte qui rapproche, mais la sincérité partagée. La thérapie aide à trouver ce juste équilibre : être présent pour l’autre sans nier ses propres besoins, accueillir la détresse du conjoint sans se sentir responsable de la réparer. Il s’agit aussi de préserver, au milieu de l’épreuve, des espaces de vie qui ne tournent pas autour de la conception : des projets, des plaisirs, des moments de légèreté qui rappellent au couple qu’il existe pour lui-même, et pas seulement comme futur parent.

Quand le parcours s’arrête : se reconstruire à deux

Tous les parcours ne se concluent pas par une grossesse. L’arrêt des traitements, qu’il soit choisi ou subi, ouvre une période délicate où le couple doit faire le deuil d’un projet longtemps porté. Ce deuil est d’autant plus difficile qu’il est peu reconnu socialement : l’entourage ne sait pas toujours quoi dire, et le couple peut se sentir profondément seul face à ce vide.

L’accompagnement prend alors tout son sens. Il offre un espace pour nommer la perte, honorer ce qui a été traversé et, peu à peu, réinventer un avenir commun. Cet avenir peut prendre des formes multiples : explorer d’autres voies vers la parentalité, ou construire une vie à deux pleine et désirable sans enfant. Quelle que soit la direction, l’enjeu est le même : sortir de cette épreuve ensemble et renforcés, plutôt que brisés. Pour les couples confrontés à une perte de grossesse, l’article sur le deuil périnatal apporte un éclairage complémentaire et bienveillant.

L’infertilité éprouve votre couple, mais elle n’est pas obligée de vous éloigner.

Trouvons ensemble un espace pour vous deux, au cabinet du Paris 8e ou en visioconférence.

Prendre rendez-vous

Références bibliographiques

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *