« Moi, je veux un enfant. Lui, non — ou pas maintenant, ou peut-être jamais. » Peu de sujets fracturent un couple aussi profondément que le désaccord sur le désir d’enfant. Contrairement à une dispute ordinaire, celui-ci ne se règle pas par un compromis à mi-chemin : on ne fait pas « un demi-enfant ». Cette impasse, où l’amour et un projet de vie semblent devenir incompatibles, plonge de nombreux couples dans une solitude à deux particulièrement douloureuse. À mon cabinet du 4 rue de Berry (Paris 8e) comme en visio, j’accompagne des couples de Boulogne-Billancourt et de tout l’ouest parisien qui traversent cette épreuve. L’objectif n’est jamais de trancher à leur place, mais de les aider à se comprendre avant de décider.
Pourquoi ce désaccord fait si mal
Le désir d’enfant n’est jamais un simple point de logistique. Il touche à ce qu’il y a de plus intime : le rapport à sa propre histoire familiale, la peur ou l’élan de transmettre, l’image que l’on se fait d’une vie réussie, le rapport au temps et à la finitude. Quand deux partenaires divergent sur ce point, ce ne sont pas deux préférences qui s’opposent, mais deux visions du sens de l’existence.
La souffrance vient aussi de l’asymétrie du sujet. Pour celui ou celle qui désire un enfant, chaque mois qui passe peut être vécu comme une perte irréversible, avec l’angoisse de l’horloge biologique. Pour celui ou celle qui ne le souhaite pas — ou pas encore — la pression ressentie peut devenir étouffante, au point de se sentir aimé « à condition de ». Chacun se retrouve alors dans une position où céder reviendrait à se trahir : imposer une parentalité non désirée, ou renoncer à un rêve fondateur.
À Boulogne-Billancourt comme dans le reste de l’Île-de-France, ce désaccord se complique souvent de facteurs très concrets : carrières exigeantes, coût de la vie, logement, âge, sans oublier l’entourage qui « demande quand » et alourdit encore la charge. Le sujet finit par saturer la relation, jusqu’à contaminer des moments qui n’avaient rien à voir.
Un autre piège fréquent est celui des positions qui se durcissent avec le temps. Plus le conflit dure, plus chacun se retranche derrière sa position initiale, moins par conviction profonde que par peur de « perdre » la négociation. On cesse alors d’écouter l’autre pour préparer sa réponse. Ce durcissement donne l’illusion que les points de vue sont irréconciliables, alors qu’ils ne le sont, bien souvent, que parce qu’ils n’ont jamais été vraiment explorés. La rigidité n’est pas la mesure du désaccord réel : elle est surtout la mesure de la peur accumulée.
Il est utile, enfin, de distinguer les registres. Certains désaccords portent sur le « si » (avoir ou non un enfant), d’autres sur le « quand » (maintenant ou plus tard) ou sur le « comment » (à quelles conditions matérielles et affectives). Confondre ces trois questions entretient l’impasse. Un « pas maintenant » vécu par l’autre comme un « jamais » peut à lui seul déclencher une crise que rien, dans les faits, ne justifiait encore.

Les signes qu’il est temps de consulter
Certains couples parviennent à cheminer seuls sur cette question, avec le temps et le dialogue. Mais plusieurs signaux indiquent qu’un accompagnement professionnel deviendrait précieux. Il est temps de consulter lorsque le sujet revient sans cesse sans jamais avancer, tournant en boucle sur les mêmes reproches.
De même quand chacun se sent incompris dans ses raisons profondes, réduit à une position (« l’égoïste » contre « l’obsédé du bébé ») ; quand l’un pose des ultimatums ou menace de partir ; quand le désaccord commence à éteindre les autres dimensions du couple — complicité, sexualité, projets communs ; ou lorsque l’un envisage secrètement de forcer la décision (arrêter une contraception sans en parler, par exemple), ce qui appelle une aide urgente avant qu’une rupture de confiance ne devienne irréparable.
Consulter, ici, ne veut pas dire « aller chercher un arbitre ». Cela veut dire s’offrir un espace neutre et sécurisé pour poser une décision aussi lourde autrement que dans l’usure et la peur.
L’approche Ataméa face au désaccord sur l’enfant
Mon rôle n’est jamais de dire qui a raison, ni de pousser vers la parentalité ou vers le renoncement. Ma conviction est que, derrière chaque position, il y a une histoire légitime qui mérite d’être entendue avant toute décision. Le travail commence donc par un déplacement essentiel : passer du « quoi » (fait-on un enfant, oui ou non ?) au « pourquoi » (qu’est-ce que ce désir, ou ce refus, dit de chacun ?).
Nous explorons ensemble les racines de chaque position : peurs, blessures, modèles familiaux, projections. Très souvent, un « non » n’est pas un « non » définitif mais un « pas comme ça », « pas maintenant » ou « j’ai peur de… » qui n’avait jamais pu se dire. De la même manière, un « oui » recouvre parfois des attentes qu’il est précieux de clarifier. Ce travail de traduction mutuelle restaure de l’empathie là où il n’y avait plus que des positions figées.
Parce que je suis thérapeute de couple et sexothérapeute, je veille aussi à ce que ce conflit majeur n’ait pas asséché l’intimité et le désir — ce qui arrive presque toujours. Enfin, si le désaccord persiste après ce travail, je n’abandonne pas les couples : je les accompagne à décider ensemble en conscience, y compris, parfois, dans l’hypothèse difficile d’une séparation respectueuse. Mais cette issue n’est jamais un point de départ.
Un exemple anonymisé donne à voir ce que ce travail permet. Un couple me consulte au bord de la rupture : elle veut un enfant « avant qu’il ne soit trop tard », lui répète qu’il « n’est pas prêt ». En explorant son refus, on découvre non pas un rejet de la paternité, mais une peur intense de reproduire un père qu’il avait jugé absent, et le sentiment de ne pas avoir droit à l’erreur. De son côté, elle réalise qu’une partie de son urgence tenait à une pression familiale plus qu’à un élan pleinement sien. Une fois ces racines mises au jour, le dialogue a repris sur des bases réelles. Ils n’ont pas décidé en une séance — mais ils ont cessé de se combattre pour chercher, côte à côte, une réponse qui leur ressemble.

Comment se déroule l’accompagnement, à Paris 8e ou en visio
La première séance pose le cadre : chacun expose sa position et, surtout, ce qu’il ressent, sans être coupé ni jugé. Je m’assure que la parole reste équilibrée et que personne ne repart avec le sentiment d’avoir été « le mauvais ». L’enjeu de ce premier rendez-vous n’est pas de décider, mais de rouvrir un dialogue que la peur avait fermée.
Les séances suivantes alternent exploration des histoires individuelles et exercices de communication à poursuivre à la maison : apprendre à formuler un besoin sans accuser, à écouter sans se sentir menacé, à distinguer ce qui relève de la peur de ce qui relève d’un vrai choix. Le rythme reste respectueux du temps de chacun — ce sujet ne se bâcle pas.
Je reçois au cabinet du 4 rue de Berry, Paris 8e, facilement accessible depuis Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux ou Neuilly-sur-Seine. Pour les couples aux agendas chargés ou qui préfèrent le confort de chez eux, la visioconsultation offre un accompagnement d’égale qualité, dans la même confidentialité.
Ce qui distingue mon accompagnement
Ce qui fait la différence, c’est d’abord une posture de neutralité bienveillante : je ne prends jamais parti pour un projet contre l’autre. Ma double formation de thérapeute de couple et de sexothérapeute me permet aussi de tenir ensemble les deux versants — le projet de vie et l’intimité — que ce type de conflit met à mal simultanément. Mon travail a été relayé dans les médias, notamment sur CNEWS, gage d’une pratique reconnue et incarnée.
J’offre par ailleurs une continuité rare entre le cabinet parisien et le suivi en ligne : le même thérapeute, la même méthode, où que vous soyez. Et j’aborde ces décisions lourdes avec humanité et sans dramatisation, convaincue qu’un couple qui apprend à se parler vraiment sur un sujet aussi central en ressort renforcé, quelle que soit l’issue.
Questions fréquentes
Allez-vous nous dire s’il faut faire un enfant ?
Non, ce n’est jamais mon rôle. Une décision aussi intime vous appartient entièrement. Mon travail est de vous aider à vous comprendre mutuellement et à décider en conscience, pas dans l’usure ou la peur.
Et si l’un veut et l’autre ne veut pas du tout ?
C’est la situation la plus délicate. Souvent, en explorant les « pourquoi », on découvre des marges de dialogue insoupçonnées. Quand le désaccord est réellement irréductible, je vous accompagne à l’accueillir sans vous détruire, ce qui reste toujours préférable à des années de reproches.
Peut-on venir avant même d’être en crise ouverte ?
Oui, et c’est même idéal. Aborder le sujet tôt et à froid, avant que les ultimatums n’apparaissent, offre beaucoup plus de sérénité et de créativité pour trouver un chemin.
Faut-il obligatoirement venir à deux ?
La démarche à deux est la plus riche. Mais si votre partenaire hésite, un premier travail individuel est tout à fait utile pour clarifier vos propres attentes et souvent, cela facilite ensuite la venue du couple.
La visio convient-elle à un sujet aussi sensible ?
Tout à fait. L’accompagnement repose sur la parole et l’écoute, qui passent parfaitement en visioconsultation. Beaucoup de couples s’y sentent même plus libres pour aborder ce qui les touche de près.
Ce désaccord vous épuise et vous éloigne ? Avant de décider, offrez-vous un espace pour vous comprendre. Je vous accompagne, à Paris 8e ou en visio.
Pour approfondir, découvrez aussi mes articles sur le couple et la parentalité positive et sur la famille recomposée, ou mon accompagnement en thérapie de couple.

Deux outils pour commencer dès aujourd’hui
Références bibliographiques
- American Psychological Association, Happy couples: How to keep your relationship healthy — apa.org
- Inserm / Santé publique France, Contexte des sexualités en France (CSF 2023) — csf.inserm.fr
- Gotman, A. (2017). Pas d’enfant. La volonté de ne pas engendrer. Éditions de la Maison des sciences de l’homme.


